« Février, deuxième mois de l’année, voué par les Anciens à Februa, compte vingt-huit jours les années communes, vingt-neuf les années bissextiles, qu’on reconnaît précisément à cette particularité. Il nous rappelle que la grosse erreur est de semer les crosnes du Japon trop serrés ; il faut les mettre à trente centimètres d’intervalle (en dehors des heures de bureau) à peu près comme la pomme de terre. »
(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)
Genre !
Suite des aventures de Monika et Isidore : Vers la joie
La mort qui grouille – chapitre 12
« Fandor ! Fandor ! »
Les appels répétés s’enfoncent dans la mousseuse masse molle qui enserre Fandor telle une camisole de force en gomme de guimauve. « Fan…dor ! Fan…dor ! » La voix devient lointaine, hachée, hachurée. Dans la mémoire cotonneuse du journaliste, qui la connaît pourtant mieux que quiconque, les traits de son propriétaire ne parviennent bientôt plus à se dessiner distinctement. Les habituelles intonations martiales du policier se ramollissent en un feulement sourd entrelardé de hoquets rauques évoquant les supplications d’une étrange chimère, mi-Juve mi-gibier, dont la gorge serait prise entre les dents d’un méchant piège à ressort.

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Constellation des éphélides – chapitre 20
Qu’importe le chemin…
Tu dois marcher, longtemps. Sans répit. Sans arrêt. Il faut longer les murs, les façades infinies de bâtisses lépreuses aux fenêtres murées sur des cachots transis, hostiles et assombris, où se brouillent les mots de bagnards entravés, encasqués, garrottés, qui ânonnent sans fin, d’une voix monocorde au timbre désolé, des offres fabuleuses de négoces malsains ; …

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