la sélection de mai 2022

« Le 3 mai, ne tondez pas vos agneaux. Le 1er, plantez une branche feuillue dans votre fumier et le serpent ne tétera plus vos vaches. Cueillez la verveine à reculons. Offrez du muguet à tout le monde. Il est poétique, céphalique, purgatif, vomitif et antispasmodique, mais de peu de valeur comestible : seuls la chèvre et le cheval le mangent avec plaisir. Frottez vos dents, à votre réveil, d’un louis d’or : vous aurez de l’argent toute l’année. Et coupez la queue des agneaux. Tous les almanachs vous le conseillent. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

nouveautés

Passé l’hiver

Sait-on jamais ce qu’après demain nous ferons de ce qui s’est passé avant-hier ?

le huitième chapitre ici :

à suivre > Passé l’hiver

Genre ! (versions sonores)

Vous avez lu les histoires de Monika et Isidore ? Ça vous a plu ? Vous en demandez encore ? Alors, écoutez les adaptations sonores qu’en a fait Odile, ça vous reposera les yeux et ravira les oreilles.

à découvrir ici : Genre ! (versions sonores)

adaptations réalisées pour
Des poches sous les yeux l’émission
à retrouver le dernier samedi du mois, de 12H à 13H  sur Radio Béton

la sélection d’avril 2022

« L’homme nait sous le signe du Taureau. Le taureau se compose principalement d’une nuque, avec laquelle il tire patiemment la charrue et extrait la moisson de la terre. De temps en temps il est pris de colère et embroche le toréador. Son œil est nostalgique. Lorsque la main de l’homme, inspirée par les besoins de l’économie rurale, ne le voue pas dès son enfance au méditatif célibat, sa polygamie indiscrète lui assure une immense descendance. Le reste du temps, il rumine. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

nouveautés

Passé l’hiver

Sait-on jamais ce qu’après demain nous ferons de ce qui s’est passé avant-hier ?

le septième chapitre ici :

à suivre > Passé l’hiver

Genre ! (versions sonores)

Vous avez lu les histoires de Monika et Isidore ? Ça vous a plu ? Vous en demandez encore ? Alors, écoutez les adaptations sonores qu’en a fait Odile, ça vous reposera les yeux et ravira les oreilles.

à découvrir ici : Genre ! (versions sonores)

adaptations réalisées pour
Des poches sous les yeux l’émission
à retrouver le dernier samedi du mois, de 12H à 13H  sur Radio Béton

la sélection de mars 2022

« C’est ainsi que mars avance, dans la voie des saisons, tiraillé à droite par Staline, et, à gauche, par la femme à barbe. L’homme fait pénitence, boit de l’eau, frappe sa poitrine et mange des légumes décevants, tandis que la boue l’éclabousse et que le vent arrache son manteau. Mais le soleil brille à travers la neige. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

nouveautés

L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Si par un soir d’hiver, voyageur immobile, tu viens pousser la porte de la boutique obscure et te glisses à tâtons au milieu des fossiles de regrets souriants ou de désirs impurs qui jonchent le parquet grinçant du souvenir, il te faudra sonder les replis du hasard pour discerner l’écho de tes premiers soupirs dans les ombres furtives qui hantent les placards. Là, musardent les spectres et gloussent les fantômes, quand le feu d’un regard embrasse ce royaume de serments consumés en fugaces passions. Là, tu cherches ta route, une histoire, la lumière, l’espoir recommencé de grâce ou de pardon. Là, tes songes remontent du pays des mystères…

Trente-six textes courts pour t’en faire voir autant, des chandelles

les deux derniers textes ici

… ces corps noirs…

à suivre > L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Passé l’hiver

Sait-on jamais ce qu’après demain nous ferons de ce qui s’est passé avant-hier ?

le sixième chapitre ici

à suivre > Passé l’hiver

Genre ! (versions sonores)

Vous avez lu les histoires de Monika et Isidore ? Ça vous a plu ? Vous en demandez encore ? Alors, écoutez les adaptations sonores qu’en a fait Odile, ça vous reposera les yeux et ravira les oreilles.

à découvrir ici

adaptations réalisées pour
Des poches sous les yeux l’émission
à retrouver le dernier samedi du mois, de 12H à 13H
 sur les ondes de Radio Béton

 

la sélection de février 2022

« Le mois de février s’auréole d’avoir vu naître Victor Hugo, à Besançon. S’il faut tout dire, le malheureux enfant n’était pas plus gros qu’un cigare, et moins long qu’un couteau de cuisine. Son frère Eugène, âgé alors de dix-huit mois, en fut si fort impressionné qu’il s’écria : “Oh ! la bébête !” Malgré ce fâcheux pronostic, Victor Hugo devait devenir si illustre, d’abord par sa littérature, puis par ses malheurs politiques, et enfin par le jeu de sa seule célébrité, que cette scène a été reproduite sur des assiettes qui se vendent couramment six cents francs chez les antiquaires besogneux. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

nouveautés

L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Si par un soir d’hiver, voyageur immobile, tu viens pousser la porte de la boutique obscure et te glisses à tâtons au milieu des fossiles de regrets souriants ou de désirs impurs qui jonchent le parquet grinçant du souvenir, il te faudra sonder les replis du hasard pour discerner l’écho de tes premiers soupirs dans les ombres furtives qui hantent les placards. Là, musardent les spectres et gloussent les fantômes, quand le feu d’un regard embrasse ce royaume de serments consumés en fugaces passions. Là, tu cherches ta route, une histoire, la lumière, l’espoir recommencé de grâce ou de pardon. Là, tes songes remontent du pays des mystères…

Trente-six textes courts pour t’en faire voir autant, des chandelles

trois nouveaux textes de la dernière série ici

… ces corps noirs…

à suivre > L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Passé l’hiver

Sait-on jamais ce qu’après demain nous ferons de ce qui s’est passé avant-hier ?

le cinquième chapitre ici

à suivre > Passé l’hiver



la sélection de janvier 2022

« Les enfants de janvier seront curieux, discrets et porteront des pardessus rayés ; le ciel bénira leurs entreprises. Les femmes seront généreuses et sincères ; les astrologues très renseignés assurent qu’elles feront des voyages et vieilliront comme les grands vins. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

nouveautés

L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Si par un soir d’hiver, voyageur immobile, tu viens pousser la porte de la boutique obscure et te glisses à tâtons au milieu des fossiles de regrets souriants ou de désirs impurs qui jonchent le parquet grinçant du souvenir, il te faudra sonder les replis du hasard pour discerner l’écho de tes premiers soupirs dans les ombres furtives qui hantent les placards. Là, musardent les spectres et gloussent les fantômes, quand le feu d’un regard embrasse ce royaume de serments consumés en fugaces passions. Là, tu cherches ta route, une histoire, la lumière, l’espoir recommencé de grâce ou de pardon. Là, tes songes remontent du pays des mystères…

Trente-six textes courts pour t’en faire voir autant, des chandelles

un nouveau texte de la dernière série ici

… ces corps noirs…

à suivre > L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Passé l’hiver

Sait-on jamais ce qu’après demain nous ferons de ce qui s’est passé avant-hier ?

le quatrième chapitre ici

à suivre > Passé l’hiver



la sélection de décembre 2021

« Les hommes qui naissent en décembre sont indifférents et monumentaux. Ils rappellent les géants taillés dans les falaises sur les rivages de l’île de Pâques. Les nuages, les oiseaux, les saisons inscrivent au ciel leurs hiéroglyphes sans qu’ils leur accordent un regard. La vague leur lèche les pieds sans troubler leur sommeil. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

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L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Si par un soir d’hiver, voyageur immobile, tu viens pousser la porte de la boutique obscure et te glisses à tâtons au milieu des fossiles de regrets souriants ou de désirs impurs qui jonchent le parquet grinçant du souvenir, il te faudra sonder les replis du hasard pour discerner l’écho de tes premiers soupirs dans les ombres furtives qui hantent les placards. Là, musardent les spectres et gloussent les fantômes, quand le feu d’un regard embrasse ce royaume de serments consumés en fugaces passions. Là, tu cherches ta route, une histoire, la lumière, l’espoir recommencé de grâce ou de pardon. Là, tes songes remontent du pays des mystères…

Trente-six textes courts pour t’en faire voir autant, des chandelles

un nouveau texte de la dernière série ici

… ces corps noirs…

à suivre > L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Passé l’hiver

Sait-on jamais ce qu’après demain nous ferons de ce qui s’est passé avant-hier ?

le troisième chapitre ici

à suivre > Passé l’hiver



la sélection de novembre 2021

« Novembre commence mal et continue en pire. Il s’ouvre sur la fête des Morts, journée austère et désolée, et continue par des pluies noires, la boue, la brume, le froid, la nuit, à peine coupées, les années indulgentes, par le soleil jaune de la Saint-Martin. Les chrysanthèmes pourrissent et les souliers prennent l’eau. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

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L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Si par un soir d’hiver, voyageur immobile, tu viens pousser la porte de la boutique obscure et te glisses à tâtons au milieu des fossiles de regrets souriants ou de désirs impurs qui jonchent le parquet grinçant du souvenir, il te faudra sonder les replis du hasard pour discerner l’écho de tes premiers soupirs dans les ombres furtives qui hantent les placards. Là, musardent les spectres et gloussent les fantômes, quand le feu d’un regard embrasse ce royaume de serments consumés en fugaces passions. Là, tu cherches ta route, une histoire, la lumière, l’espoir recommencé de grâce ou de pardon. Là, tes songes remontent du pays des mystères…

Trente-six textes courts pour t’en faire voir autant, des chandelles

une nouvelle série ici

… où rôdent…

à suivre > L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Passé l’hiver

Sait-on jamais ce qu’après demain nous ferons de ce qui s’est passé avant-hier ?

le deuxième chapitre ici

à suivre > Passé l’hiver



la sélection d’octobre 2021

« Octobre est le vrai mois des bilans. L’homme allume sa lampe et fume sa pipe. Le vent assiège sa maison, le souvenir sa mémoire. Il revoit ses vacances d’été : tandis que le soleil du Midi ravage les champs dont il ne laisse qu’une herbe jaune où le grillon pousse des cris plaintifs sous un nuage de poussière abrasive, des pluies abondantes, quotidiennes, régulièrement entretenues, arrosent l’Auvergne dont elles font une éponge verte, un conservatoire de fraîcheur, un musée du lupin, du trèfle et de la luzerne, sans compter le chiendent, la bistorte, l’arrête-bœufs et l’herbe-aux-lapins. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

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L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Si par un soir d’hiver, voyageur immobile, tu viens pousser la porte de la boutique obscure et te glisses à tâtons au milieu des fossiles de regrets souriants ou de désirs impurs qui jonchent le parquet grinçant du souvenir, il te faudra sonder les replis du hasard pour discerner l’écho de tes premiers soupirs dans les ombres furtives qui hantent les placards. Là, musardent les spectres et gloussent les fantômes, quand le feu d’un regard embrasse ce royaume de serments consumés en fugaces passions. Là, tu cherches ta route, une histoire, la lumière, l’espoir recommencé de grâce ou de pardon. Là, tes songes remontent du pays des mystères…

Trente-six textes courts pour t’en faire voir autant, des chandelles

six nouveaux textes ici

L’échoppe…

à suivre > L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Passé l’hiver

Sait-on jamais ce qu’après demain nous ferons de ce qui s’est passé avant-hier ?

le premier chapitre ici

à suivre > Passé l’hiver

La gloire ni les larmes

Le hasard fait (parfois) bien les choses. Alors que la Cinémathèque de Tours présentait Le Franc-tireur, les cinémas Studio programmaient, au même moment, le film d’animation Josep. Malgré leurs différences de forme ou de fond, les deux films proposent des représentations de la résistance qui, en se mêlant et se complétant, appellent, tout à la fois, une réflexion sur l’histoire du cinéma et sur l’Histoire au cinéma.

la suite ici

bref > chroniques > des images



la sélection de septembre 2021

« Voici septembre avec son étonnante lumière. Le soleil entre dans la Balance. Le son du cor se meurt au fond des bois. L’homme qui naît en septembre, assurent les astrologues, a des gestes ovales et ressemble aux personnages de l’Embarquement pour Cythère et à Louis X le Hutin. Du moins en gros. Il est asthénique et vénusien. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

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L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Si par un soir d’hiver, voyageur immobile, tu viens pousser la porte de la boutique obscure et te glisses à tâtons au milieu des fossiles de regrets souriants ou de désirs impurs qui jonchent le parquet grinçant du souvenir, il te faudra sonder les replis du hasard pour discerner l’écho de tes premiers soupirs dans les ombres furtives qui hantent les placards. Là, musardent les spectres et gloussent les fantômes, quand le feu d’un regard embrasse ce royaume de serments consumés en fugaces passions. Là, tu cherches ta route, une histoire, la lumière, l’espoir recommencé de grâce ou de pardon. Là, tes songes remontent du pays des mystères…

Trente-six textes courts pour t’en faire voir autant, des chandelles

six nouveaux textes ici

L’échoppe…

à suivre > L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

La mort qui grouille – chapitre 18

Dès potron-minet, Juve se présente au commissariat, accompagné du fidèle Fandor, afin d’y transmettre son ultime rapport sur les évènements dont il a été témoin et, accessoirement, les conclusions de l’enquête qui justifiait sa présence à Tours. Le sergent de ville qui l’accueille lui apprend que le commissaire Chapot « ne sera pas en mesure » de le recevoir.
– C’est fâcheux, dit Juve. Grasse matinée, peut-être ?
– Euh… Non… Il…, bafouille l’agent.
– Il n’est pas souffrant, au moins ?
– Non, il… Mo… Motifs personnels.

retrouvez l’ultime chapitre de La mort qui grouille

ici

à suivre > La mort qui grouille > chapitre 18



la sélection d’août 2021

« Le mois d’août est le vrai mois du pédalo. C’est grâce au pédalo que l’homme glisse sur les eaux comme le cygne de Sully Prudhomme. Il veut des couples assortis dont il exige la majesté du buste et la célérité des membres inférieurs. (…) Le sourire doit rester naturel et la conversation mondaine. La règle d’or est que la tête et la nuque, le thorax, le geste des bras restent toujours dans l’ignorance de l’immense frénésie des membres inférieurs. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

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L’échoppe où rôdent ces corps noirs…

Si par un soir d’hiver, voyageur immobile, tu viens pousser la porte de la boutique obscure et te glisses à tâtons au milieu des fossiles de regrets souriants ou de désirs impurs qui jonchent le parquet grinçant du souvenir, il te faudra sonder les replis du hasard pour discerner l’écho de tes premiers soupirs dans les ombres furtives qui hantent les placards. Là, musardent les spectres et gloussent les fantômes, quand le feu d’un regard embrasse ce royaume de serments consumés en fugaces passions. Là, tu cherches ta route, une histoire, la lumière, l’espoir recommencé de grâce ou de pardon. Là, tes songes remontent du pays des mystères…

Trente-six textes courts pour t’en faire voir autant, des chandelles

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La mort qui grouille – chapitre 17

Seul le frottement du vent contre la fine toile de la montgolfière trouble le silence qui accompagne l’ascension de Fantômas vers les nuages dans lesquels il s’apprête à disparaître. L’œil rivé à une longue vue télescopique pointée vers le sol, le génie du mal observe, avec un plaisir non dissimulé, les conséquences de son récent forfait. Bien que ses projets initiaux aient été, une fois de plus, contrariés par l’intervention intempestive de son ennemi juré, il n’est pas mécontent de la pagaille qu’il est parvenu à créer.

retrouvez la suite de ce chapitre dans la rubrique

à suivre > La mort qui grouille