la rémanence télescopique
Rares sont ceux qui fendant les flots du souvenir retrouvent les chemins de leurs premières amours. Ils ont beau ratisser, éroder, miner, fouir, excaver les tranchées, curer les alentours, débarrer les caveaux où veillent leurs échecs, forer les fondations de leurs egos hagards, ils finissent au matin, et le cœur et l’œil secs, couchés les bras en croix dans les draps du hasard. Il faut les voir errer, ces ombres égarées, ces arpenteurs du vide, ces héros du néant aux regards dépités, plus idiots qu’hébétés, voyageurs immobiles aux pantoufles de vent qui peuplent les charniers et hantent les ossuaires de leurs pauvres sourires, indolents ou cyniques, en offrant leurs joues creuses de minables faussaires aux soufflets enragés comme aux baisers sadiques. Ah ! qu’ils sont avenants ces tigres de papier, comme ils ont l’air heureux sous leurs chapeaux pointus, avec la bave aux lèvres et la morve à plein nez. Qui trouvera le temps de leur botter le cul ? Au lieu que de guetter dans les ombres allongées le parfum un peu rance de leur dernière danse, auras-tu l’élégance de les morigéner face au miroir sans tain de ta vaine arrogance ? Rien ne sert de filer, décamper, trotter, fuir, chercher la clé des songes, lessiver l’horizon, façonner des traits neufs aux visages de cire, en plantant des mots flous dans les plis des baillons. Plonger au fond des gouffres, s’enfoncer dans les fentes, se couler dans les brèches, épouser les dolines, dévaler les versants, s’écorcher sur les pentes, traverser les avens, les ravins, les ravines, remonter des cratères, délaisser les sillons, pour surgir des failles, des abimes, des abysses, déraciner des gorges et tirer des vallons les cadavres exquis aux gestes lents et lisses. Que n’as-tu, malheureux, dans un coin de ta poche, au moment de sombrer dans les raies du désir, la rusée Rémanik© et sa trique fantoche prête à forer la nappe engourdie du plaisir. Souple, agile et lascive, plus légère qu’un soupir (70% or – 30% cristallin), Rémanik© portera au bord du souvenir la langueur qui fascine et le bonheur qui vient.
rémanence télescopique flexible – ref.120987
rémanence télescopique gonflable – ref.442871
rémanence télescopique rouillée – ref.666754
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