Ça a duré, comme ça, une semaine avant qu’il n’ose enfin lui parler, avec des mots. Des vrais mots articulés et flatteurs. Lui dire qu’il la trouvait jolie, tout simplement. Et Angèle de son côté ne devait pas le trouver trop laid car, un soir, il l’a serrée dans ses bras, l’a couverte de baisers, s’est abandonné à ses caresses. Il en rêvait depuis des jours. En fut-il satisfait ? Non, car Angèle qu’il avait admirée, glorifiée, vénérée, idolâtrée, déifiée, lui prêtant des qualités morales à la mesure de ses attraits physiques, était en définitive bête comme ses pieds. Personne n’est, dans l’absolu bête comme ses pieds. Angèle pas plus que quiconque. Elle n’était pas non plus, tout simplement, celle qu’il avait imaginée et désirée. C’était bien la preuve qu’elle était bête. Il avait pensé ça, à l’époque. Bête comme ses pieds. Mais pas au point de ne pas se rendre compte qu’il ne touchait pas sa bille au lit. Pas avec elle en tout cas. Lorsqu’il la serra dans ses bras, un sursaut presqu’imperceptible agita les épaules d’Angèle. Presque. Il le perçut. Collé à elle comme il l’était alors, il lui était impossible de ne pas le percevoir. De ne pas apercevoir la surprise qui l’avait suscité. Pas tout à fait le genre de surprise ravie qui vous gagne quand vous vous baladez en pensant à quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis des lustres et que vous vous mettez à vous demander ce qu’il peut bien devenir, s’il habite toujours en ville, ce qu’il fait de sa vie, et qu’au coin de la rue, incroyable ! qui est là d’un seul coup ? le quelqu’un en question. Non, plutôt celle qui accompagne la première bouchée de ce plat que vous aviez commandé en vous délectant à l’avance du plaisir que vous allez prendre à le déguster et que vous découvrez que la délicieuse mousse au chocolat espérée n’est en fait ni plus ni moins que de la bouse de vache. Une bouse de vache sur laquelle un commis de cuisine précautionneux a pris soin de placer une jolie petite meringue délicieusement fondante et joliment décorative, mais de la bouse de vache quand même, et bon sang, dans un restaurant comme celui-là, servir de la bouse de vache quelle idée ? Peu vous importe alors que le serveur ait mal compris, que le cuistot se soit trompé, qu’un restaurant étoilé serve des déjections bovines, que certains clients paient pour manger de la crotte, peu vous importe, c’est juste que ce n’est pas du tout, pas du tout du tout ce que vous vous attendiez à manger, de la bouse de vache. Ce n’est pas si facile de serrer quelqu’un dans ses bras. Ni de se laisser serrer dans les bras d’un autre. Il faut s’habituer à l’idée que ce n’est pas forcément comme on l’avait imaginé. Si c’est mieux, tant mieux. Mais si c’est de la bouse de vache, c’est la loose. Cette désagréable sensation se précisa quand il commença à la couvrir de baisers auxquels Angèle sembla aussi réceptive qu’une pierre tombale à une lascive lap dance. Quand il posa ses lèvres sur sa clavicule droite, Angèle fixait le plafond de la chambre de cet air suspicieux et navré qu’ont les artisans plâtriers juste avant de vous annoncer qu’il va falloir refaire l’enduit parce qu’une fissure pareille, soit c’est une infiltration d’eau qui a mal séchée, soit c’est l’immeuble qui s’affaisse lentement, mais en tout cas ça risque de vous coûter la peau du derche à rattraper si vous n’avez pas une putain de bonne assurance. Au moment du baiser déposé au Sud-Est de son ombilic, Angèle avait dévié son regard morne vers la fenêtre ouverte et se demandait manifestement si elle allait pouvoir mettre demain la robe qu’elle avait prévue de porter pour aller à son rendez-vous chez le coiffeur parce qu’elle lui avait coûté bonbon cette robe qu’elle aimait tant, si c’était pour qu’elle soit bousillée à la première averse qui ne manquerait pas de tomber vu qu’on ne voyait pas une étoile dans le ciel, et quand on ne voit pas les étoiles c’est qu’il va tomber des cordes le lendemain, ça c’est sûr, garantie sur facture, merci bien, sinon il fallait qu’elle prenne un parapluie mais elle n’en a pas de parapluie celui que lui avait prêté sa copine Rachel elle l’a oublié chez Momo ou chez Margaux, peut-être plutôt chez Margaux, il faudrait qu’elle en emprunte un à quelqu’un comme par exemple ce type, là, dont le prénom lui échappait et elle pourra toujours lui poser la question quand il aura fini de lui baver sur les cuisses. Après le baiser au niveau du muscle pectiné justement, les yeux d’Angèle étaient vides de toute expression, même pas la vague lueur faiblarde qui vacille au mitan de votre cristallin quand vous réalisez qu’en rentrant du Macumba Night il va encore falloir changer la litière du chat et que vous vous demandez pourquoi vous ne l’avez pas fait avant de partir ? hein ? pourquoi ? au lieu de passer trois plombes dans la salle de bains à vous tartiner les ongles des orteils avec un vernis indigo et pailleté alors que pas un des gros lourdauds qui insisteront pour vous offrir un énième verre de Malibu tiède ne vous regardera en dessous de la poitrine, ou que vous constatez en ouvrant le réfrigérateur que vous n’avez toujours pas manger le chou-fleur que votre mère vous a refourgué quasiment de force la dernière fois que vous êtes allé la voir, bien qu’elle sache pertinemment que le chou-fleur vous ne pouvez pas blairer ça, même avec de la béchamel vous trouvez que ça a goût de vieille chambre à air, mais non, elle insiste parce que soi-disant c’est bon pour votre santé de manger des légumes, comme si vous aviez encore six ans, comme si elle ne vous en avait pas fait bouffer assez, du chou-fleur, quand vous en aviez cinq. Autant dire que lorsqu’il s’est agi de s’abandonner à ses caresses, l’ambiance n’était pas vraiment torride. Il n’en jurerait pas mais, à un moment, il lui semble bien qu’il l’avait vue bailler, Angèle. Bailler. Pas bailler discrètement en gardant les lèvres crispées au maximum de leur capacité musculaire, avec les narines qui se dilatent à mort et les yeux qui deviennent poisseux de larmes retenues. Non, carrément bailler aux corneilles. Il aurait été face à elle à ce moment-là, il aurait pu lui faire un examen rapide mais précis des dents de sagesse, voire du larynx, et peut-être même de la plèvre pariétale. Mais il était trop occupé à éponger son amour propre délité avec la serpillère de son amertume pour ça. Il a préféré faire comme s’il n’avait rien vu et penser qu’elle était bête comme ses pieds, cette fille. Comme ses pieds aux orteils indigo. Le plus important dans un couple est de s’accorder et s’il y a bien une chose sur laquelle lui et Angèle s’accordèrent sans réserve, c’est qu’ils n’avaient aucune envie de se serrer à nouveau dans les bras l’un de l’autre, ni de se couvrir de baisers, ni de s’abandonner à leurs caresses respectives. Est-ce que c’est grave ? Quand on est d’accord sur le sujet, ça ne l’est pas. Au pire ça peut être vexant, décevant. Et après ? Parfois, il a pensé à ça. Il a pensé que peut-être Monika n’était pas aussi merveilleuse qu’il voulait le croire. Pas aussi merveilleuse par rapport à ses critères à lui. Il a pensé que s’il la connaissait, il se rendrait peut-être compte qu’elle ne lui plaisait pas tant que ça. Il aurait dû se faire une raison puisque de toute façon il apparaissait manifestement que lui, il ne lui plaisait pas, à Monika. Pas du tout. Elle ne montrait aucun signe du contraire. Mais comment cela était-il possible alors qu’elle le mette dans cet état ? Comment cela était-il possible qu’il y pense sans cesse si elle n’avait pas, pour lui, quelque chose de spécial ? Et encore ce soir-là, chez ces amis, encore une fois l’émerveillement, encore une fois le plaisir de la voir. Son sourire. Ses yeux. Sa façon d’être au monde. Son corps qui bouge et tout ce qui s’ensuit. Son corps. Il aurait voulu sentir son corps. Pas la serrer dans ses bras, non, pas la couvrir de baisers, ni s’abandonner à ses caresses. Sentir son corps. S’allonger près d’elle, la regarder dormir, poser sa main sur son sein et sentir sous sa peau, dans sa chair, son cœur qui bat. Son cœur qui bat. Qui bat. Qui bat. Ce n’est pas rien un cœur qui bat. Sentir son cœur battre. Pas forcément la chamade. Comme son cœur à lui dans le bois, à côté de la maison de papi Dédé. Son cœur battait à tout rompre. Il a bien cru qu’il allait lui péter la cage thoracique à force de battre si violemment. Qu’il allait lui exploser les côtes et bondir de sa poitrine pour continuer à tambouriner dans tous les sens, comme un fou furieux, dans les buissons, au milieu des fougères, sauter les rivières, battre la campagne, courir les rues, fendre les flots. Il a bien cru ça quand il a tendu sa main ouverte vers Valentine. La fille du facteur. Le facteur avait trois filles : Solange, Delphine et Valentine. Il habitait dans la maison voisine de celle de papi Dédé. À droite. À gauche, il y avait le bois dans lequel il s’amusait des heures durant avec ses copains du village, à faire des cabanes bancales aux toits de brindilles biscornues, à essayer d’attraper des têtards affolés dans l’eau trouble de l’étang, à se poursuivre en hurlant au milieu des orties qui lui laissait sur les mollets d’insupportables démangeaisons, à se balancer aux branches basses des marronniers pour en faire tomber les bogues hirsutes dont ils sortaient des fruits brillants qui déformeraient leurs poches pendant tout l’hiver en souvenir des vacances passées, pour patienter jusqu’aux prochaines. Des trois filles du facteur, Valentine était sa préférée. Il aimait bien les deux autres mais Valentine était sa préférée. Parce qu’elle était imbattable au vélo, quand ils partaient de bon matin sur les chemins environnants et qu’il vivait souvent l’enfer pour ne pas mettre pieds à terre devant Valentine qui leur mettait toujours cent mètres dans la vue. Au moins. Elle avait les joues rouges en atteignant les bois, rouges écarlates entre les taches de rousseur qui lui couvraient le visage, mais elle arrivait toujours la première. Rouges comme les fraises sauvages qu’il lui cueillit un jour en cachette avant de lui offrir dans sa paume tendue. Sa main tremblait un peu, son cœur battait trop fort. Valentine lui a dit qu’il était bien gentil, que l’intention était flatteuse, c’était certain, néanmoins — Valentine maniait l’adverbe aussi sûrement que le pédalier — l’idée de manger des fraises des bois couvertes de pisse d’écureuil, non merci, très peu pour elle. Il a gardé la main tendue, le temps que Valentine s’éloigne, puis a repliés ses doigts sur les fruits dont le jus a coulé en un mince filet sur son poignet. Ce soir-là, chez ces amis, il s’est dit qu’il devrait lui dire, à Monika. Pas lui offrir des fraises sauvages, lui dire ce qu’il ressent pour elle. Il pouvait rester comme ça, à penser à elle dans son coin, à la voir comme une apparition, comme un ange descendu du paradis de ses désirs inaccessibles pour l’entrainer vers un bonheur sans frontière, un territoire merveilleux où le miel coule en cascade, où il suffit de tendre la main pour cueillir des chamallows au doux parfum de rose ou de fleur d’oranger, où les renards font aux lapins de gros câlins en leur coiffant amoureusement la touffe avec une brosse en poils de licorne angora, où l’herbe tendre vous caresse doucement le trou de balle quand vous vous accroupissez dans un bosquet de fraises sauvages pour débourrer des merdes longues comme l’avant-bras qui sentent la violette. Il pouvait aussi attendre que ça passe. Il la voyait tellement rarement, Monika, que ça finirait bien par passer. Il garderait le souvenir de ce feu qui l’avait consumé si soudainement, si violemment mais si délicieusement, lui rappelant à l’occasion qu’il était vivant, et ce ne serait déjà pas si mal. Mais ça ne passait pas. Alors il n’avait qu’à lui dire. Et si elle dit non, si elle dit c’est très flatteur, c’est très courageux d’avoir osé, ou je-ne-sais-quoi, si elle dit cependant…
Isidore ouvre les yeux. Depuis combien de temps est-il assis sur ce fauteuil, dans ce laboratoire ?
— C’est fini ? demande-t-il.
Sangramme ne répond pas.
— Je peux me lever maintenant ?
La perruque de fils électriques, ça va bien cinq minutes, mais à présent Isidore en a sa claque.
— Je me débranche, prévient-il en retirant une à une les ventouses qui lui tapissent le torse.
Sangramme ne réagit pas. Le scintillement des lignes codées qui défilent de bas en haut sur l’écran se reflète sur les verres de ses lunettes.
— C’est la machine qui travaille maintenant, c’est ça ?
Pas de réponse. Si ce n’était le léger haussement régulier des épaules soulevées par la respiration lente Isidore pourrait croire qu’il fait face à une statue de marbre représentant un pauvre gus saisi par la mort au moment où il s’apprêtait à se relever de la cuvette des chiottes.
— Il n’y a plus qu’à attendre, alors.
Attendre que le malheureux savant figé daigne lui communiquer le résultat d’un calcul qui n’en finit pas. Isidore n’en a aucune envie.
Le résultat oui, il l’attend. Savoir comment ses souvenirs s’enchainent, se mêlent et s’entremêlent pour lui faire voir le monde, les autres, et Monika surtout, surtout Monika, comme il les voit alors, ça, il aimerait bien le savoir. Le comprendre. C’est pour ça qu’il est venu, pour comprendre. Comprendre d’où ça vient. Et où ça va, tant qu’à faire. Il comprend qu’il va devoir attendre encore un bon moment.
Isidore patiente une minute par politesse, enchainant des phrases interrompues avant l’heure. « Bon eh bien je vais y aller dans ce cas parce que… », « Je ne vais pas vous déranger plus longtemps si… », « Vous me direz ce qu’il en est quand… », « Vous avez mon numéro de toute façon pour… »
— À moins que…
À moins que quoi ?
Il sortira. Ce que la machine aura pu faire de tout cela, Isidore ne le saura jamais. Pas plus qu’il n’apprendra que le corps du professeur Bernard Sangramme aura été retrouvé par hasard, quelques mois plus tard, par un agent d’entretien nouvellement embauché qui, après avoir poussé la porte du laboratoire par erreur en pensant qu’il s’agissait d’un placard à balais, se sera demandé ce que fait là cette momie desséchée assise devant un écran poussiéreux sur lequel continueront à défiler des lignes de texte incompréhensibles, pleines de guillemets et de #, de then et de if, de 0 et de 1, de formules biscornues faites de termes mystérieux reliés entre eux par des signes étranges qui ne mènent nulle part.
Dans la rue, un bref orage violent aura laissé sur les trottoirs une fine couche humide dont les nuages se feront un miroir. Un arc en ciel au loin enjambera l’horizon. Un homme souriant le montrera d’une main tout en gardant serrée dans l’autre celle d’une fillette aux yeux écarquillés par la magie des couleurs. Déconcertés. Sidérés. Médusés. Émerveillés. La magie, oui. Son père la laissera penser, encore un peu, que c’est magique, un arc-en-ciel. Peut-être y croira-t-il lui-même. Peut-être pensera-t-il qu’il lui rend service, à sa fille, en lui laissant croire encore un peu que c’est magique, qu’il existe comme ça des choses magiques autour de nous, magiques tant qu’on ne sait pas les expliquer. Et après ? Que se passe-t-il quand on découvre que ça ne l’est pas ? Que rien ne l’est ? C’est joli un arc en ciel, Isidore en conviendra. Ça fait toujours son petit effet. Parce qu’on n’en voit pas tous les jours et que ça ne dure jamais très longtemps. Ces couleurs dans le ciel, c’est joli. Isidore passera près d’eux sans rien dire. Il ne dira pas comment les gouttes de pluie dispersent la lumière du soleil à la façon d’un prisme. Il ne dira pas comment la lumière est d’abord réfractée en pénétrant la surface de la goutte, avant d’être réfléchie en partie à l’arrière de celle-ci puis d’être réfractée à nouveau en en ressortant. Il ne dira pas que l’angle de réfraction dépend de la longueur d’ondes des composantes de la lumière, ni que celui de la lumière bleue est inférieur à celui de la lumière rouge, ni que c’est pour cela, tout simplement, que des zones de couleurs différentes sont ainsi visibles dans le ciel, bien alignées et courbées au milieu des nuages. Ça n’a rien de magique, rien de surnaturel. Mais c’est joli quand même. Isidore trouvera ça joli, très joli, encore une fois, ces couleurs dans le ciel. Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet. Pas magique, joli. Et plus joli encore de n’être pas magique. Ces bandes de couleurs bien alignées. Comme sur la robe de Monika, la première fois qu’Isidore l’a vue. Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet. Les fraises sauvages de Valentine dans sa main refermée. La jupe de Séverine qui disparaît au fond du couloir. Les mèches virevoltantes de Valérie emportée par la danse. La dentelle sur la peau de Monika. Le scintillant tissu tendu sur le ventre de la femme blonde. Le vernis sur les ongles des orteils d’Angèle. La trace de ses doigts sur l’épaule glacée de sa mère. Isidore marchera vers l’arc en ciel, là où le ciel touche la terre. Il se dirigera vers le pied de l’arc en ciel qui commencera à disparaître. Au hasard. Il laissera le vent baigner sa tête nue, il pensera à Monika, se demandera ce qu’elle fait, à quoi elle pense, où elle est, ce qui fait battre son cœur. Pas seulement ses émotions, ses envies, ses espoirs qu’il ne pourra qu’imaginer, mais les battements de son cœur. La contraction du muscle dans sa cage thoracique. Son sang dans ses veines. Ses globules rouges qui circulent dans son corps. Les échanges gazeux. La chair et les viscères. L’acide désoxyribonucléique. Les électrons. Et après ? Et plus loin ? Ses larmes ne sont pas sans doute moins salées que les siennes. Il inspire l’air qu’elle expire. Il met ses pas dans ses traces. Il espère. Il espérera encore que le hasard l’accompagne, le mène à elle, plus près, plus près. Il espérera la voir apparaître au coin de la rue. Celle-ci ou la suivante. Ou une autre. Il se demandera ce qu’il lui restera quand il n’y aura plus rien. Parce qu’un jour, il y pensera moins. Et puis, ensuite, il n’y pensera plus. Plus comme ça, quand son cœur battait si fort. Ce n’est pas rien de sentir son cœur battre fort. Plus vite, plus haut, plus fort. Ce n’est pas tout, mais ce n’est pas loin de l’être. Il aura ça, alors. Ce souvenir-là, parmi les autres. Cette cicatrice en lui comme une raison d’être.