la sélection de décembre 2020

« Décembre, qui compte trente et un jours, est, de l’avis de tout le monde, le douzième mois de l’année, encore qu’il continue à s’appeler le dixième (du moins étymologiquement, car decem a le sens de dix), par une habitude que les hommes ont contractée sous Romulus (dont le calendrier ne commençait qu’en mars). »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Le silence, Au seuil de la vie

retrouvez ces deux nouvelles dans la rubrique à suivre > genre !

Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

La mort qui grouillechapitre 10

Pendant que Juve se fait canarder comme un lapin de garenne dans les jardins de la Faculté des Sciences, Fandor écluse peinardement quelques absinthes bien tassées à la terrasse d’un estaminet. Après le troisième verre, le souvenir du visage horriblement déformé par l’effroi de sa tante au moment où la fenêtre a volé en éclats (cf. La Mort qui grouille – chapitre 7 : Le parfum de la tante en noir) lui fait monter aux lèvres un gloussement satisfait, le quatrième estompe dans sa mémoire les vilains traits de la mégère, et avant le sixième, il se dit qu’un peu plus risquerait d’être un peu trop.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > La mort qui grouille

la sélection de novembre 2020

« Novembre, onzième mois de l’année, rétréci par les premiers froids, n’a que trente jours sous un ciel noir. Jalonnés par les cloches des Morts, les cors de Saint Hubert, le clairon de l’armistice, la harpe de sainte Cécile, c’est le mois des tombes, des inscriptions dorées, des chrysanthèmes, des grands bilans, du cerf qui traverse le lac pour le calendrier des Postes, des fanfares qui meurent dans la brume, des feuilles qui finissent de tomber. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : La flûte enchantée, Persona

retrouvez ces deux nouvelles dans la rubrique à suivre > genre !

et (re)découvrez les douze autres nouvelles de la série Genre ! déjà publiées

Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

La mort qui grouillechapitre 9

La façon dont le professeur Porcellet, homme de science et de savoir, pétrit avec obstination sa foisonnante barbe témoigne de l’angoissante incompréhension qui, depuis le trépas de son collègue et ami, n’a cessé de tarauder son esprit plein de sagesse rationnelle. Angoissante incompréhension que son entretien avec Juve ne fait qu’attiser plus encore, si cela est possible.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > La mort qui grouille

Le roi des fées

Voilà un livre qualifié dans sa préface même d’obscène et de pornographique.
Autant dire que l’on s’y aventure sur la pointe des pieds, de crainte d’être confronté aux limites de sa propre pudeur, mais excité aussi comme un enfant qui feuillette le dictionnaire dans l’espoir d’y découvrir le mot ″cul″ et qui, déçu presqu’autant qu’étonné, constate qu’il s’y trouve effectivement, entre ″cuivré″ et ″culasse″.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

la sélection d’octobre 2020

« Triste ou joyeux suivant qu’il évoque à l’esprit le trépas de Charles le Chauve (6 octobre 877) ou le mariage de Victor Hugo (12 octobre 1822), le mois d’octobre rappelle la création de la pêche Melba (18 octobre 1809) et le décès de Juliette Dodu, première femme décorée de la Légion d’honneur (25 octobre 1909). »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Une passion

retrouvez la nouvelle dans la rubrique à suivre > genre !

Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

Louis XVI, un destin

Plus encore que les précédents, au réveil, ce matin-là, Louis XVI se sentit l’âme mélancolique.
C’était un matin doux pourtant. Doux et ensoleillé. Un beau matin de juillet.
Dans les arbres du parc immense, les oiseaux chantaient à tue-tête. Sur les pelouses verdoyantes, les papillons voletaient gaiement, d’une fleur à l’autre, pompant goulument de leurs trompes déroulées le nectar qui s’offrait à foison.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

Zazie dans le métro

Zazie dans le métro, c’est typiquement le genre de bouquin qu’on a lu plus ou moins de force au collège, parce que c’était au programme, comme L’écume des jours de Boris Vian ou L’étranger d’Albert Camus.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

Un Rohmer peut en cacher mille autres

« Je veux rester tout à fait dans l’ombre » expliquait Rohmer à un journaliste qui tentait de le prendre en photo. « Le fait que le public peut reconnaître dans un film le style de l’auteur fait partie du plaisir. Mais l’auteur n’existe que par son œuvre. » Que voit-on justement de Rohmer dans son œuvre ? La réponse est peut-être dans le livre passionnant de Françoise Etchegaray, Contes des mille et un Rohmer.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des images

Alice au pays des merveilles

Il y a un problème de base avec ce qu’on appelle les « classiques de la littérature », un problème dont les effets se développent en deux temps.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

la sélection de septembre 2020

« Septembre, neuvième mois de l’année, se compose de trente jours de plus en plus rapides et de nuits ornées des étoiles les plus belles. Le colchique, poison mauve de l’automne, le « doigt des morts », parsème les prés froids. La veillée devient frileuse. Jamais la lumière n’est plus pure. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : L’heure du loup, L’œil du diable, La honte

retrouvez les trois nouvelles dans la rubrique à suivre > genre !

Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

Un aller-retour pour l’inconnu

A l’aube du XXème siècle, après avoir posé ses gros pieds crottés un peu partout sur Terre, des cimes les plus hautes aux abysses les plus profonds, l’Homme, en recherche incessante d’une pelouse autrement verdoyante, entreprit d’aller voir ailleurs si leurs voisins pouvaient ne pas y être.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

Délivrance

« On dirait que nous avons une truie ici, plutôt qu’un sanglier.
Qu’est-ce qui se passe mon gars ? Je parie que tu peux couiner. Je parie que tu peux couiner comme un cochon. Allez, couine. Couine maintenant. Couine. »

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

Un été 42

Pendant l’été 1942, la seconde guerre mondiale bat son plein. Depuis quelques mois, les Etats-Unis se sont lancés dans l’aventure, après l’attaque de Pearl Harbor. Hermie, Oscie et Bernie, les trois adolescents du roman d’Herman Raucher, s’ils sont trop jeunes pour partir au front, mènent eux aussi une guerre quotidienne…

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

la sélection d’août 2020

« Le mois d’août (ainsi nommé du nom de l’empereur Auguste), huitième de l’année, trente et un jours, rappelle à l’homme la mort d’Alexandre le Grand, les six bourgeois de Calais, la mort de Roland, à Roncevaux, la première apparition du bâton blanc des sergents de ville, et le gardien du jardin des Plantes, qui fut dévoré par un ours. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Scènes de la vie conjugale

retrouvez la huitième nouvelle dans la rubrique à suivre > genre !

La 123

« Pourquoi qu’elle tourne pas la 123 ? »
Raymond l’a d’abord murmuré, la question. Entre ses dents. Pour lui seul.
L’expression de son visage est un peu désemparée, un rien déconfite, comme s’il ne savait pas lui-même s’il devait être plus surpris qu’indisposé ou plus agacé qu’interloqué. Il glisse un index sous sa casquette pour se gratter le cuir chevelu tout en cherchant alentours, à défaut d’une explication, au moins un soutien.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

Enfin bref…

Des bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

Mickey Mouse

Star internationale du cinématographe dans les années 20 et 30, Mickey Mouse, sans aucun doute la souris la plus riche du monde entier, n’hésitait que rarement à étaler sa fortune colossale sous les yeux des miséreuses musaraignes minables qui se traînaient à ses pattes dans l’espoir insensé de devenir l’ombre de son ombre, l’ombre de son museau, l’ombre de son chat.

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la sélection de juillet 2020

« Le mois de juillet, le « Quintilis » de Romulus, devint « Julius » en l’honneur de César. C’est le septième de l’année. Bien qu’il ne marque le début d’aucune saison, c’est un mois extrêmement mensuel, flatteur pour les calendriers parce qu’il se distingue par plusieurs paroxysmes. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

C’est l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille (ou vice versa) … Une histoire dont l’affligeante banalité ferait presque oublier que les désirs des uns et les espoirs des autres ne surgissent jamais aussi spontanément, ni aussi naturellement, que certains voudraient bien le (faire) croire.

retrouvez les sept premières nouvelles dans la rubrique à suivre > genre !

La mort qui grouille chapitre 8

– Professeur Porcellet, pour le commissaire Juve, je vous prie.

Assise derrière un imposant bureau de bois sombre recouvert de piles de dossiers parfaitement alignés, une femme à la stricte mise lève sur le visiteur qu’elle n’a pas entendu approcher un regard aussi surpris que sévère.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > La mort qui grouille

Isaac Newton

L’anecdote est fameuse, on la connaît par cœur. Un jour qu’il somnolait mollement dans son jardin, le physicien anglais Isaac Newton reçu sur la tête une pomme…

retrouvez l’intégralité de cet texte dans la rubrique bref > notules

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Mon grand-père

« Mon grand-père était très sévère sur la façon de se tenir à table. Il faisait des yeux exorbités si nous agitions nos couverts en parlant. »

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De quelques amoureux des livres…

Connaissez-vous Leonord Rosemond, un grainetier écossais, qui, le 4 septembre 1976, se présenta au commissariat de Glasgow, accusant Marcel Proust, l’écrivain, de plagiat et prétendant être le seul et unique auteur de A la recherche du temps perdu ?

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

Trois hommes dans un bateau

Est-ce parce qu’un livre est drôle qu’il faut en faire une chronique qui le serait également ? Pas forcément.

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memorandum

200 000ème anniversaire de l’appel du 18 juin

La peur qui, depuis des siècles, est à la tête de nos émotions, a étouffé nos nécessaires aspirations libertaires. Alléguant la défaite de notre libre arbitre, elle s’est mise au service de la morale dominante pour nous imposer une servitude volontaire.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force d’intimidation, d’abêtissement et de frustration des injonctions sociales, politiques ou religieuses. Infiniment plus que leur nombre, ce sont la violence, l’ignorance, la haine portées par la pensée unique qui nous font reculer. Ce sont la violence, l’ignorance, la haine portées par une normalité oppressante qui nourrissent nos angoisses au point d’amener l’humanité là où elle en est aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Non !

Croyez-nous, nous qui vous parlons en connaissance de cause et vous disons que rien n’est perdu pour la liberté individuelle. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la liberté n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a de vastes utopies derrière elle. Elle peut faire bloc avec nos fantasmes qui portent nos désirs refoulés et continuent la lutte. Elle peut, comme nos rêves, utiliser sans limites l’immense pouvoir des images et des mots.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire de nos soi-disant échecs personnels. Cette guerre n’est pas tranchée par la défaite supposée d’obscures tentatives révolutionnaires. Cette guerre est une guerre totale et permanente. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour échapper un jour à la résignation. Foudroyés aujourd’hui par la force de l’habitude, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force volontaire supérieure. Le destin du monde est là.

Nous, invisibles anonymes, actuellement recroquevillés derrière nos nombrils, nous invitons les solitaires qui se terrent au fond d’eux-mêmes ou qui seraient tenter de s’y terrer, avec leurs espoirs ou sans leurs ambitions ; nous invitons les insoumis qui se terrent au fond d’eux-mêmes ou qui seraient tentés de s’y terrer, à se mettre en rapport avec leur préhistorique conscience.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance individuelle ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, nous deviendrons ce que nous sommes.

la sélection de juin 2020

« Le mois de juin rappelle à l’homme la mort de Néron et de Mahomet. Mais celle d’Alboin, roi des Lombards, est encore bien plus instructive, car, s’étant façonné une coupe assez grossière dans le crâne de son beau-père, il y fit boire sa femme, qui n’en fut pas contente et le fit assassiner en 573, le 27 juin, par son secrétaire et son amant, ce qui prouve combien il faut se méfier de son entourage et ne pas faire boire sa femme dans le crâne de son beau-père. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Mirage de la vie

« Ah mais non ! Je ne suis pas, mais alors pas du tout d’accord avec vous ! » s’exclama Bakounine sur un ton qui n’encourageait pas spontanément la contradiction. D’ordinaire peu enclin à s’en laisser conter, Karl Marx ne put maîtriser tout à fait un sursaut, avant de lancer en coin à son compagnon un regard dans lequel une indéniable surprise étreignait une perplexité plus diffuse.

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a priori

De tous les groupuscules protestataires qui se constituèrent dans la fièvre insurrectionnelle de mai 68, le Collectif Solid/taire n’est pas resté, loin s’en faut, le plus célèbre.

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Sorel eros

Sorel Eros est un palindrome. Ses deux auteurs ne cherchent pas à en faire mystère puisque la chose est annoncée, sur la couverture même, juste sous le titre qui est lui-même évidemment, un palindrome.

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L’enfant sauvage

Durant l’automne 1797, des paysans de l’Aveyron partis chercher des champignons dans la forêt, tombent nez à nez avec ce qu’ils prennent d’abord pour un animal et qui s’avère être un enfant de dix ans, nu, sale et grognant.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

Victor de l’Aveyron

« Jeté sur ce globe sans force physique et sans idées innées, hors d’état d’obéir par lui-même aux lois constitutionnelles de son organisation, qui l’appellent au premier rang du système des êtres, l’homme ne peut trouver qu’au sein de la société la place éminente qui lui fut marquée dans la nature et serait, sans la civilisation, un des plus faibles et des moins intelligents des animaux : vérité sans doute bien rebattue, mais qu’on n’a point encore rigoureusement démontrée. »

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

la sélection de mai 2020

« Mai se compose essentiellement de trente et un jours si habilement distribués qu’ils forment tous les ans le cinquième mois de l’année. Il tire son nom de Maïa, mère de Mercure, mais les anciens l’avaient placé sous la protection d’Apollon. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Mon chef

Dans la dernière semaine de mai 2020, tandis que les rumeurs d’une apocalypse virale commenceront à envahir Paris, l’ambassadeur de Chine tombera raide mort au milieu du terminal 1 quasi désert de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, deux minutes à peine avant son embarquement à bord de l’avion qui aurait dû le conduire à Pékin où son gouvernement lui avait intimé l’ordre de rentrer promptement.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

Celle que je préfèrechapitre 1

« Nous l’avons trouvé, professeure ! »

Retirée dans le silence de son bureau, la professeure Dalembert était perdue dans ses pensées lorsque la porte s’ouvrit à la volée, enfoncée par la jeune femme surexcitée qui venait d’annoncer cette nouvelle apparemment sensationnelle. La puissance vocale de l’intervenante, plus encore que la soudaineté de son irruption, surprit la professeure à un point tel que son corps fut tout entier secoué d’un sursaut dont la violence aurait pu l’entraîner dans une grotesque chute, si le prompt réflexe qui lui fit plaquer fermement ses deux mains sur le bureau ne l’eut préservé in extremis de ce funeste sort.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > Celle que je préfère

Voices in a room

Alors tu as choisi d’écouter Voices in a room.

Tu te décides à pousser la porte d’une chambre vide, aux volets clos, aux murs déserts. Tu avances sans but précis, sans attentes particulières.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des sons

la sélection d’avril 2020

« Avril, quatrième mois de l’année depuis un édit de Charles IX, daté de 1564, n’a que trente jours mais c’est bien assez. Il permet à l’homme de manger les premières pousses du crambé maritime, dont la saveur, assez insignifiante, distrait pourtant l’imagination.»

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Studio mon amour

« Tu n’as rien vu aux Studio. Rien.

– J’ai tout vu. Tout.

– Non, tu n’as rien vu aux Studio.

– Ainsi, Hiroshima mon amour, je l’ai vu. J’en suis sûre. Hiroshima mon amour a été projeté aux Studio. Comment aurai-je pu éviter de le voir ? »

Juliette releva la tête, ouvrit la bouche, hésita. Les quatre personnes assises à ses côtés étaient plongées dans la lecture studieuse de feuillets dactylographiés. Elle décida de garder pour elle ses commentaires et revint à son propre texte.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

La mort qui grouillechapitre 1

C’est le printemps à Tours, et partout ailleurs.

Le soleil, depuis peu couché, a cédé sa place à une lune pleine dont l’éclat dessine sur la cathédrale Saint Gatien de grandes ombres zigzagantes. Le dernier office dominical est terminé depuis longtemps. Les orgues se sont tues, les vitraux éteints, les cloches endormies. Les paroissiens ont regagnés leurs demeures et seules les gargouilles observent encore les rues désertées. Rien ne semble vouloir perturber le silence de cette nuit de juin 1914. Tout est calme, tranquille, assoupi. Derrière les vitres d’un bâtiment voisin pourtant, une forme s’active prés d’une lueur vacillante. Dans sa petite loge, Ernest Lahurie, gardien du musée des Beaux-arts, s’apprête à effectuer l’une de ses rondes nocturnes.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > La mort qui grouille

Comme des trains dans la nuit

Au moment où la Cinémathèque nous offre l’occasion de revoir (ou de découvrir) Les deux anglaises et le continent, les éditions Gallimard publie un recueil de textes écrits par François Truffaut entre 1954 et 1958, pour le magazine Arts-Spectacles. Heureuse coïncidence qui permet de mesurer l’importance de l’écrit dans la construction de l’homme et du cinéaste, comme dans son développement artistique.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des images