la sélection de mars 2021

« Mars est couverte de mers vertes, de brouillards, de nuages mouvants, de terres rouges, de végétaux jaunes, de hautes montagnes et de neiges éternelles. Deux inexplicables canaux, de cent vingt kilomètres de large et plus long que la Loire, y sont doublés parfois d’une ligne parallèle qui disparaît au bout d’un certain temps et pose une énigme aux astronomes. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Le visage

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La mort qui grouillechapitre 13

Les poignets étroitement menottés dans le dos, Fandor suit son geôlier dans un petit escalier en colimaçon qui mène à l’étage inférieur.
– Tu feras attention, lui dit Fantômas, cette marche est un peu branlante.
Une telle prévenance a de quoi surprendre de la part d’un individu dont les mains sont plus souillées de sang que celles du pire stakhanoviste des abattoirs de la Villette. Pratiquant le fâcheux personnage depuis des années, Fandor n’est pas dupe de la pseudo amabilité qui dissimule assurément quelque méchant revers.

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la sélection de février 2021

« Février, deuxième mois de l’année, voué par les Anciens à Februa, compte vingt-huit jours les années communes, vingt-neuf les années bissextiles, qu’on reconnaît précisément à cette particularité. Il nous rappelle que la grosse erreur est de semer les crosnes du Japon trop serrés ; il faut les mettre à trente centimètres d’intervalle (en dehors des heures de bureau) à peu près comme la pomme de terre. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Vers la joie

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La mort qui grouillechapitre 12

« Fandor ! Fandor ! »
Les appels répétés s’enfoncent dans la mousseuse masse molle qui enserre Fandor telle une camisole de force en gomme de guimauve. « Fan…dor ! Fan…dor ! » La voix devient lointaine, hachée, hachurée. Dans la mémoire cotonneuse du journaliste, qui la connaît pourtant mieux que quiconque, les traits de son propriétaire ne parviennent bientôt plus à se dessiner distinctement. Les habituelles intonations martiales du policier se ramollissent en un feulement sourd entrelardé de hoquets rauques évoquant les supplications d’une étrange chimère, mi-Juve mi-gibier, dont la gorge serait prise entre les dents d’un méchant piège à ressort.

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Constellation des éphélides – chapitre 20

Qu’importe le chemin…
Tu dois marcher, longtemps. Sans répit. Sans arrêt. Il faut longer les murs, les façades infinies de bâtisses lépreuses aux fenêtres murées sur des cachots transis, hostiles et assombris, où se brouillent les mots de bagnards entravés, encasqués, garrottés, qui ânonnent sans fin, d’une voix monocorde au timbre désolé, des offres fabuleuses de négoces malsains ; …

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la sélection de janvier 2021

« Janvier est plein de neige, de vent, de nuit, de loups. On y fête le jour de l’an, l’adoration des Mages et la Saint-Charlemagne. C’est en janvier, sous le Roi-Soleil, que l’homme inventa la première machine à écrire, et que Landru, qui reste dans l’histoire comme le type du faux affectueux, brûla sa dernière victime dans un poêle à trois trous sans valeur commerciale : le vent soufflait et l’ombre de sa barbe dansait sur le mur de la cuisine. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : L’œuf du serpent

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Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

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Rémanik©, la rémanence télescopique & Télanent©, le téléscope rémanent

La mort qui grouillechapitre 11

D’un identique pas tranquille, Juve et Fandor prennent la direction de leur hôtel, en s’exposant l’un l’autre le résultat de leurs enquêtes respectives, dont ils entrecoupent le récit de considérations diverses et variées sur les épisodes insolites qui ont émaillées leur journée.
– A Paris, nous nous plaignons de la pollution, mais il semblerait que l’air provincial ne soit pas non plus très sain.

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la sélection de décembre 2020

« Décembre, qui compte trente et un jours, est, de l’avis de tout le monde, le douzième mois de l’année, encore qu’il continue à s’appeler le dixième (du moins étymologiquement, car decem a le sens de dix), par une habitude que les hommes ont contractée sous Romulus (dont le calendrier ne commençait qu’en mars). »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Le silence, Au seuil de la vie

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Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

La mort qui grouillechapitre 10

Pendant que Juve se fait canarder comme un lapin de garenne dans les jardins de la Faculté des Sciences, Fandor écluse peinardement quelques absinthes bien tassées à la terrasse d’un estaminet. Après le troisième verre, le souvenir du visage horriblement déformé par l’effroi de sa tante au moment où la fenêtre a volé en éclats (cf. La Mort qui grouille – chapitre 7 : Le parfum de la tante en noir) lui fait monter aux lèvres un gloussement satisfait, le quatrième estompe dans sa mémoire les vilains traits de la mégère, et avant le sixième, il se dit qu’un peu plus risquerait d’être un peu trop.

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la sélection de novembre 2020

« Novembre, onzième mois de l’année, rétréci par les premiers froids, n’a que trente jours sous un ciel noir. Jalonnés par les cloches des Morts, les cors de Saint Hubert, le clairon de l’armistice, la harpe de sainte Cécile, c’est le mois des tombes, des inscriptions dorées, des chrysanthèmes, des grands bilans, du cerf qui traverse le lac pour le calendrier des Postes, des fanfares qui meurent dans la brume, des feuilles qui finissent de tomber. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : La flûte enchantée, Persona

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et (re)découvrez les douze autres nouvelles de la série Genre ! déjà publiées

Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

La mort qui grouillechapitre 9

La façon dont le professeur Porcellet, homme de science et de savoir, pétrit avec obstination sa foisonnante barbe témoigne de l’angoissante incompréhension qui, depuis le trépas de son collègue et ami, n’a cessé de tarauder son esprit plein de sagesse rationnelle. Angoissante incompréhension que son entretien avec Juve ne fait qu’attiser plus encore, si cela est possible.

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Le roi des fées

Voilà un livre qualifié dans sa préface même d’obscène et de pornographique.
Autant dire que l’on s’y aventure sur la pointe des pieds, de crainte d’être confronté aux limites de sa propre pudeur, mais excité aussi comme un enfant qui feuillette le dictionnaire dans l’espoir d’y découvrir le mot ″cul″ et qui, déçu presqu’autant qu’étonné, constate qu’il s’y trouve effectivement, entre ″cuivré″ et ″culasse″.

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la sélection d’octobre 2020

« Triste ou joyeux suivant qu’il évoque à l’esprit le trépas de Charles le Chauve (6 octobre 877) ou le mariage de Victor Hugo (12 octobre 1822), le mois d’octobre rappelle la création de la pêche Melba (18 octobre 1809) et le décès de Juliette Dodu, première femme décorée de la Légion d’honneur (25 octobre 1909). »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Une passion

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Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

Louis XVI, un destin

Plus encore que les précédents, au réveil, ce matin-là, Louis XVI se sentit l’âme mélancolique.
C’était un matin doux pourtant. Doux et ensoleillé. Un beau matin de juillet.
Dans les arbres du parc immense, les oiseaux chantaient à tue-tête. Sur les pelouses verdoyantes, les papillons voletaient gaiement, d’une fleur à l’autre, pompant goulument de leurs trompes déroulées le nectar qui s’offrait à foison.

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Zazie dans le métro

Zazie dans le métro, c’est typiquement le genre de bouquin qu’on a lu plus ou moins de force au collège, parce que c’était au programme, comme L’écume des jours de Boris Vian ou L’étranger d’Albert Camus.

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Un Rohmer peut en cacher mille autres

« Je veux rester tout à fait dans l’ombre » expliquait Rohmer à un journaliste qui tentait de le prendre en photo. « Le fait que le public peut reconnaître dans un film le style de l’auteur fait partie du plaisir. Mais l’auteur n’existe que par son œuvre. » Que voit-on justement de Rohmer dans son œuvre ? La réponse est peut-être dans le livre passionnant de Françoise Etchegaray, Contes des mille et un Rohmer.

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Alice au pays des merveilles

Il y a un problème de base avec ce qu’on appelle les « classiques de la littérature », un problème dont les effets se développent en deux temps.

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la sélection de septembre 2020

« Septembre, neuvième mois de l’année, se compose de trente jours de plus en plus rapides et de nuits ornées des étoiles les plus belles. Le colchique, poison mauve de l’automne, le « doigt des morts », parsème les prés froids. La veillée devient frileuse. Jamais la lumière n’est plus pure. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : L’heure du loup, L’œil du diable, La honte

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D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

Un aller-retour pour l’inconnu

A l’aube du XXème siècle, après avoir posé ses gros pieds crottés un peu partout sur Terre, des cimes les plus hautes aux abysses les plus profonds, l’Homme, en recherche incessante d’une pelouse autrement verdoyante, entreprit d’aller voir ailleurs si leurs voisins pouvaient ne pas y être.

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Délivrance

« On dirait que nous avons une truie ici, plutôt qu’un sanglier.
Qu’est-ce qui se passe mon gars ? Je parie que tu peux couiner. Je parie que tu peux couiner comme un cochon. Allez, couine. Couine maintenant. Couine. »

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

Un été 42

Pendant l’été 1942, la seconde guerre mondiale bat son plein. Depuis quelques mois, les Etats-Unis se sont lancés dans l’aventure, après l’attaque de Pearl Harbor. Hermie, Oscie et Bernie, les trois adolescents du roman d’Herman Raucher, s’ils sont trop jeunes pour partir au front, mènent eux aussi une guerre quotidienne…

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

la sélection d’août 2020

« Le mois d’août (ainsi nommé du nom de l’empereur Auguste), huitième de l’année, trente et un jours, rappelle à l’homme la mort d’Alexandre le Grand, les six bourgeois de Calais, la mort de Roland, à Roncevaux, la première apparition du bâton blanc des sergents de ville, et le gardien du jardin des Plantes, qui fut dévoré par un ours. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Scènes de la vie conjugale

retrouvez la huitième nouvelle dans la rubrique à suivre > genre !

La 123

« Pourquoi qu’elle tourne pas la 123 ? »
Raymond l’a d’abord murmuré, la question. Entre ses dents. Pour lui seul.
L’expression de son visage est un peu désemparée, un rien déconfite, comme s’il ne savait pas lui-même s’il devait être plus surpris qu’indisposé ou plus agacé qu’interloqué. Il glisse un index sous sa casquette pour se gratter le cuir chevelu tout en cherchant alentours, à défaut d’une explication, au moins un soutien.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

Enfin bref…

Des bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

Mickey Mouse

Star internationale du cinématographe dans les années 20 et 30, Mickey Mouse, sans aucun doute la souris la plus riche du monde entier, n’hésitait que rarement à étaler sa fortune colossale sous les yeux des miséreuses musaraignes minables qui se traînaient à ses pattes dans l’espoir insensé de devenir l’ombre de son ombre, l’ombre de son museau, l’ombre de son chat.

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la sélection de juillet 2020

« Le mois de juillet, le « Quintilis » de Romulus, devint « Julius » en l’honneur de César. C’est le septième de l’année. Bien qu’il ne marque le début d’aucune saison, c’est un mois extrêmement mensuel, flatteur pour les calendriers parce qu’il se distingue par plusieurs paroxysmes. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

C’est l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille (ou vice versa) … Une histoire dont l’affligeante banalité ferait presque oublier que les désirs des uns et les espoirs des autres ne surgissent jamais aussi spontanément, ni aussi naturellement, que certains voudraient bien le (faire) croire.

retrouvez les sept premières nouvelles dans la rubrique à suivre > genre !

La mort qui grouille chapitre 8

– Professeur Porcellet, pour le commissaire Juve, je vous prie.

Assise derrière un imposant bureau de bois sombre recouvert de piles de dossiers parfaitement alignés, une femme à la stricte mise lève sur le visiteur qu’elle n’a pas entendu approcher un regard aussi surpris que sévère.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > La mort qui grouille

Isaac Newton

L’anecdote est fameuse, on la connaît par cœur. Un jour qu’il somnolait mollement dans son jardin, le physicien anglais Isaac Newton reçu sur la tête une pomme…

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Chronopèze©, le chronomètre à phynance

Mon grand-père

« Mon grand-père était très sévère sur la façon de se tenir à table. Il faisait des yeux exorbités si nous agitions nos couverts en parlant. »

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De quelques amoureux des livres…

Connaissez-vous Leonord Rosemond, un grainetier écossais, qui, le 4 septembre 1976, se présenta au commissariat de Glasgow, accusant Marcel Proust, l’écrivain, de plagiat et prétendant être le seul et unique auteur de A la recherche du temps perdu ?

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

Trois hommes dans un bateau

Est-ce parce qu’un livre est drôle qu’il faut en faire une chronique qui le serait également ? Pas forcément.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

memorandum

200 000ème anniversaire de l’appel du 18 juin

La peur qui, depuis des siècles, est à la tête de nos émotions, a étouffé nos nécessaires aspirations libertaires. Alléguant la défaite de notre libre arbitre, elle s’est mise au service de la morale dominante pour nous imposer une servitude volontaire.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force d’intimidation, d’abêtissement et de frustration des injonctions sociales, politiques ou religieuses. Infiniment plus que leur nombre, ce sont la violence, l’ignorance, la haine portées par la pensée unique qui nous font reculer. Ce sont la violence, l’ignorance, la haine portées par une normalité oppressante qui nourrissent nos angoisses au point d’amener l’humanité là où elle en est aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Non !

Croyez-nous, nous qui vous parlons en connaissance de cause et vous disons que rien n’est perdu pour la liberté individuelle. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la liberté n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a de vastes utopies derrière elle. Elle peut faire bloc avec nos fantasmes qui portent nos désirs refoulés et continuent la lutte. Elle peut, comme nos rêves, utiliser sans limites l’immense pouvoir des images et des mots.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire de nos soi-disant échecs personnels. Cette guerre n’est pas tranchée par la défaite supposée d’obscures tentatives révolutionnaires. Cette guerre est une guerre totale et permanente. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour échapper un jour à la résignation. Foudroyés aujourd’hui par la force de l’habitude, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force volontaire supérieure. Le destin du monde est là.

Nous, invisibles anonymes, actuellement recroquevillés derrière nos nombrils, nous invitons les solitaires qui se terrent au fond d’eux-mêmes ou qui seraient tenter de s’y terrer, avec leurs espoirs ou sans leurs ambitions ; nous invitons les insoumis qui se terrent au fond d’eux-mêmes ou qui seraient tentés de s’y terrer, à se mettre en rapport avec leur préhistorique conscience.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance individuelle ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, nous deviendrons ce que nous sommes.