la sélection de septembre 2020

« Septembre, neuvième mois de l’année, se compose de trente jours de plus en plus rapides et de nuits ornées des étoiles les plus belles. Le colchique, poison mauve de l’automne, le « doigt des morts », parsème les prés froids. La veillée devient frileuse. Jamais la lumière n’est plus pure. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : L’heure du loup, L’œil du diable, La honte

retrouvez les trois nouvelles dans la rubrique à suivre > genre !

Enfin bref…

D’autres bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

Un aller-retour pour l’inconnu

A l’aube du XXème siècle, après avoir posé ses gros pieds crottés un peu partout sur Terre, des cimes les plus hautes aux abysses les plus profonds, l’Homme, en recherche incessante d’une pelouse autrement verdoyante, entreprit d’aller voir ailleurs si leurs voisins pouvaient ne pas y être.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

Délivrance

« On dirait que nous avons une truie ici, plutôt qu’un sanglier.
Qu’est-ce qui se passe mon gars ? Je parie que tu peux couiner. Je parie que tu peux couiner comme un cochon. Allez, couine. Couine maintenant. Couine. »

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

Un été 42

Pendant l’été 1942, la seconde guerre mondiale bat son plein. Depuis quelques mois, les Etats-Unis se sont lancés dans l’aventure, après l’attaque de Pearl Harbor. Hermie, Oscie et Bernie, les trois adolescents du roman d’Herman Raucher, s’ils sont trop jeunes pour partir au front, mènent eux aussi une guerre quotidienne…

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

la sélection d’août 2020

« Le mois d’août (ainsi nommé du nom de l’empereur Auguste), huitième de l’année, trente et un jours, rappelle à l’homme la mort d’Alexandre le Grand, les six bourgeois de Calais, la mort de Roland, à Roncevaux, la première apparition du bâton blanc des sergents de ville, et le gardien du jardin des Plantes, qui fut dévoré par un ours. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

Suite des aventures de Monika et Isidore : Scènes de la vie conjugale

retrouvez la huitième nouvelle dans la rubrique à suivre > genre !

La 123

« Pourquoi qu’elle tourne pas la 123 ? »
Raymond l’a d’abord murmuré, la question. Entre ses dents. Pour lui seul.
L’expression de son visage est un peu désemparée, un rien déconfite, comme s’il ne savait pas lui-même s’il devait être plus surpris qu’indisposé ou plus agacé qu’interloqué. Il glisse un index sous sa casquette pour se gratter le cuir chevelu tout en cherchant alentours, à défaut d’une explication, au moins un soutien.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

Enfin bref…

Des bouts d’histoires éparpillés au hasard comme les pièces d’un puzzle dont l’achèvement ne vient jamais.

Mickey Mouse

Star internationale du cinématographe dans les années 20 et 30, Mickey Mouse, sans aucun doute la souris la plus riche du monde entier, n’hésitait que rarement à étaler sa fortune colossale sous les yeux des miséreuses musaraignes minables qui se traînaient à ses pattes dans l’espoir insensé de devenir l’ombre de son ombre, l’ombre de son museau, l’ombre de son chat.

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la sélection de juillet 2020

« Le mois de juillet, le « Quintilis » de Romulus, devint « Julius » en l’honneur de César. C’est le septième de l’année. Bien qu’il ne marque le début d’aucune saison, c’est un mois extrêmement mensuel, flatteur pour les calendriers parce qu’il se distingue par plusieurs paroxysmes. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Genre !

C’est l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille (ou vice versa) … Une histoire dont l’affligeante banalité ferait presque oublier que les désirs des uns et les espoirs des autres ne surgissent jamais aussi spontanément, ni aussi naturellement, que certains voudraient bien le (faire) croire.

retrouvez les sept premières nouvelles dans la rubrique à suivre > genre !

La mort qui grouille chapitre 8

– Professeur Porcellet, pour le commissaire Juve, je vous prie.

Assise derrière un imposant bureau de bois sombre recouvert de piles de dossiers parfaitement alignés, une femme à la stricte mise lève sur le visiteur qu’elle n’a pas entendu approcher un regard aussi surpris que sévère.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > La mort qui grouille

Isaac Newton

L’anecdote est fameuse, on la connaît par cœur. Un jour qu’il somnolait mollement dans son jardin, le physicien anglais Isaac Newton reçu sur la tête une pomme…

retrouvez l’intégralité de cet texte dans la rubrique bref > notules

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Mon grand-père

« Mon grand-père était très sévère sur la façon de se tenir à table. Il faisait des yeux exorbités si nous agitions nos couverts en parlant. »

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De quelques amoureux des livres…

Connaissez-vous Leonord Rosemond, un grainetier écossais, qui, le 4 septembre 1976, se présenta au commissariat de Glasgow, accusant Marcel Proust, l’écrivain, de plagiat et prétendant être le seul et unique auteur de A la recherche du temps perdu ?

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des mots

Trois hommes dans un bateau

Est-ce parce qu’un livre est drôle qu’il faut en faire une chronique qui le serait également ? Pas forcément.

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la sélection de juin 2020

« Le mois de juin rappelle à l’homme la mort de Néron et de Mahomet. Mais celle d’Alboin, roi des Lombards, est encore bien plus instructive, car, s’étant façonné une coupe assez grossière dans le crâne de son beau-père, il y fit boire sa femme, qui n’en fut pas contente et le fit assassiner en 573, le 27 juin, par son secrétaire et son amant, ce qui prouve combien il faut se méfier de son entourage et ne pas faire boire sa femme dans le crâne de son beau-père. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Mirage de la vie

« Ah mais non ! Je ne suis pas, mais alors pas du tout d’accord avec vous ! » s’exclama Bakounine sur un ton qui n’encourageait pas spontanément la contradiction. D’ordinaire peu enclin à s’en laisser conter, Karl Marx ne put maîtriser tout à fait un sursaut, avant de lancer en coin à son compagnon un regard dans lequel une indéniable surprise étreignait une perplexité plus diffuse.

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a priori

De tous les groupuscules protestataires qui se constituèrent dans la fièvre insurrectionnelle de mai 68, le Collectif Solid/taire n’est pas resté, loin s’en faut, le plus célèbre.

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Sorel eros

Sorel Eros est un palindrome. Ses deux auteurs ne cherchent pas à en faire mystère puisque la chose est annoncée, sur la couverture même, juste sous le titre qui est lui-même évidemment, un palindrome.

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L’enfant sauvage

Durant l’automne 1797, des paysans de l’Aveyron partis chercher des champignons dans la forêt, tombent nez à nez avec ce qu’ils prennent d’abord pour un animal et qui s’avère être un enfant de dix ans, nu, sale et grognant.

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Victor de l’Aveyron

« Jeté sur ce globe sans force physique et sans idées innées, hors d’état d’obéir par lui-même aux lois constitutionnelles de son organisation, qui l’appellent au premier rang du système des êtres, l’homme ne peut trouver qu’au sein de la société la place éminente qui lui fut marquée dans la nature et serait, sans la civilisation, un des plus faibles et des moins intelligents des animaux : vérité sans doute bien rebattue, mais qu’on n’a point encore rigoureusement démontrée. »

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la sélection de mai 2020

« Mai se compose essentiellement de trente et un jours si habilement distribués qu’ils forment tous les ans le cinquième mois de l’année. Il tire son nom de Maïa, mère de Mercure, mais les anciens l’avaient placé sous la protection d’Apollon. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Mon chef

Dans la dernière semaine de mai 2020, tandis que les rumeurs d’une apocalypse virale commenceront à envahir Paris, l’ambassadeur de Chine tombera raide mort au milieu du terminal 1 quasi désert de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, deux minutes à peine avant son embarquement à bord de l’avion qui aurait dû le conduire à Pékin où son gouvernement lui avait intimé l’ordre de rentrer promptement.

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Celle que je préfèrechapitre 1

« Nous l’avons trouvé, professeure ! »

Retirée dans le silence de son bureau, la professeure Dalembert était perdue dans ses pensées lorsque la porte s’ouvrit à la volée, enfoncée par la jeune femme surexcitée qui venait d’annoncer cette nouvelle apparemment sensationnelle. La puissance vocale de l’intervenante, plus encore que la soudaineté de son irruption, surprit la professeure à un point tel que son corps fut tout entier secoué d’un sursaut dont la violence aurait pu l’entraîner dans une grotesque chute, si le prompt réflexe qui lui fit plaquer fermement ses deux mains sur le bureau ne l’eut préservé in extremis de ce funeste sort.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > Celle que je préfère

Voices in a room

Alors tu as choisi d’écouter Voices in a room.

Tu te décides à pousser la porte d’une chambre vide, aux volets clos, aux murs déserts. Tu avances sans but précis, sans attentes particulières.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des sons

la sélection d’avril 2020

« Avril, quatrième mois de l’année depuis un édit de Charles IX, daté de 1564, n’a que trente jours mais c’est bien assez. Il permet à l’homme de manger les premières pousses du crambé maritime, dont la saveur, assez insignifiante, distrait pourtant l’imagination.»

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Studio mon amour

« Tu n’as rien vu aux Studio. Rien.

– J’ai tout vu. Tout.

– Non, tu n’as rien vu aux Studio.

– Ainsi, Hiroshima mon amour, je l’ai vu. J’en suis sûre. Hiroshima mon amour a été projeté aux Studio. Comment aurai-je pu éviter de le voir ? »

Juliette releva la tête, ouvrit la bouche, hésita. Les quatre personnes assises à ses côtés étaient plongées dans la lecture studieuse de feuillets dactylographiés. Elle décida de garder pour elle ses commentaires et revint à son propre texte.

retrouvez l’intégralité de cette nouvelle dans la rubrique bref > nouvelles

La mort qui grouillechapitre 1

C’est le printemps à Tours, et partout ailleurs.

Le soleil, depuis peu couché, a cédé sa place à une lune pleine dont l’éclat dessine sur la cathédrale Saint Gatien de grandes ombres zigzagantes. Le dernier office dominical est terminé depuis longtemps. Les orgues se sont tues, les vitraux éteints, les cloches endormies. Les paroissiens ont regagnés leurs demeures et seules les gargouilles observent encore les rues désertées. Rien ne semble vouloir perturber le silence de cette nuit de juin 1914. Tout est calme, tranquille, assoupi. Derrière les vitres d’un bâtiment voisin pourtant, une forme s’active prés d’une lueur vacillante. Dans sa petite loge, Ernest Lahurie, gardien du musée des Beaux-arts, s’apprête à effectuer l’une de ses rondes nocturnes.

retrouvez l’intégralité de ce chapitre dans la rubrique à suivre > La mort qui grouille

Comme des trains dans la nuit

Au moment où la Cinémathèque nous offre l’occasion de revoir (ou de découvrir) Les deux anglaises et le continent, les éditions Gallimard publie un recueil de textes écrits par François Truffaut entre 1954 et 1958, pour le magazine Arts-Spectacles. Heureuse coïncidence qui permet de mesurer l’importance de l’écrit dans la construction de l’homme et du cinéaste, comme dans son développement artistique.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des images

la sélection de mars 2020

« Mars, qui fut le 1er mois de l’année, n’est plus que le 3e, et compte trente et un jours, à chacun desquels suffit sa peine. Il a reçu son nom du dieu Mars, patron de la guerre et des giboulées, qui protégeait les céréales alimentaires et figure parmi les planètes sous forme d’une étoile rougeâtre et d’un éclat ferrugineux qui a deux Lunes, Deimos et Phoïbos, et qui brille sans scintiller. »

(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)

Solitaire solidaire

C’était un lieu absolument solitaire. Aussi loin que le regard pouvait s’étendre, il n’y avait personne dans la plaine ni dans le sentier. On n’entendait que les petits cris faibles d’une nuée d’oiseaux de passage qui traversaient le ciel à une hauteur immense. L’enfant tournait le dos au soleil qui lui mettait des fils d’or dans les cheveux et qui empourprait d’une lueur sanglante la face sauvage de Jean Valjean.

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L’art du puzzle

Présenté à la Cinémathèque le 9 décembre dernier, La Salamandre, donnait l’occasion de retrouver Bulle Ogier dans l’un de ses rôles les plus marquants. L’occasion également d’attiser le souvenir de sa fille, Pascale, disparue prématurément en 1984. L’occasion enfin de constater que ces films vus ou revus, tracent, suivant des logiques d’attraction et de résonnance, les contours d’un cinéphilie personnelle et intime.

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des images

Le petit livre rock

« Ce livre est un hommage aux musiciens, graphistes, dessinateurs, écrivains, journalistes, qui ont rendu ma vie, et celle de beaucoup d’autres un peu moins grise, un peu moins sage, mais pas forcément moins lucide pour autant. » Ce n’est pas moi qui le dis mais Hervé Bourhis lui-même en introduction de son livre, Le Petit livre Rock.

Pourquoi petit ?

retrouvez l’intégralité de ce texte dans la rubrique bref > chroniques > des sons